Voyager, ça coûte cher non ?

dimanche, octobre 22, 2017


Aujourd'hui, j'avais envie de te parler de voyages, un domaine que je maĂźtrise plutĂŽt bien. Depuis que je suis petite, je voyage. Enfin, Ă  cet Ăąge lĂ , mon escapade annuelle c'Ă©tait les vacances d'Ă©tĂ© chez Opa et Oma en Allemagne. Alors forcĂ©ment, j'associe les vacances Ă  l'Ă©tranger (ou au moins Ă  un changement de lieu) ce qui se traduit inĂ©vitablement par un besoin de partir, sinon j'aurais l'impression de les gaspiller. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, je planifie mes dĂ©placements selon mes moyens financiers et si je vis une pĂ©riode de vaches maigres, tant pis, je vais me contenter de rĂȘver Ă  de chouettes destinations en attendant des jours meilleurs. Voyager ne doit pas ĂȘtre une source de stress, bien au contraire. 

→ Voyager ne te demande pas de vendre un rein 

sauf si tu as des goĂ»ts de luxe. Par exemple, si tu as un budget restreint et que tu choisis de rĂ©server une chambre dans un hĂŽtel Ă  5 Ă©toiles, tu sais que tu te mets dans une position dĂ©licate. Je ne te jetterais pas la pierre car je suis un ĂȘtre humain et il m'est arrivĂ©e de succomber Ă  l'appel du luxe. Une fois. Je ne regrette rien mais je ne le referais pas. Bon, des conneries on en fait tous. La meilleure chose Ă  faire pour partir de façon Ă©conomique, c'est d'organiser son/ses dĂ©part(s) Ă  l'avance. Et plus tu t'y prendras tĂŽt, moins ça te coĂ»tera d'argent. Au niveau transport, j'Ă©value toujours toutes les possibilitĂ©s en restant cohĂ©rente bien sĂ»r. Je ne vais pas partir en bus au lieu de l'avion pour Ă©conomiser 30 euros alors je que je vais perdre une journĂ©e de voyage (si c'est de nuit, attention Ă  la fatigue), sauf si je pars deux semaines. Voyager pas cher ne demande pas d'avoir la boss des maths mais plutĂŽt un bon sens de l'organisation et une bonne connaissance de tous les outils cheap tels que Airbnb, blablacar, mĂ©gabus, skyscanner etc. 


→ GĂ©rer ses finances

Alors, je ne vais pas te dire ici comment vivre ta vie. J'ai assez de la mienne. Plus sĂ©rieusement, un budget voyage se prĂ©pare et s'optimise. Selon ta destination et la durĂ©e, je te conseille d'y aller mollo avec les dĂ©penses que je vais nommer ici : "fun". Ce qui veut dire, si je schĂ©matise, moins de restaus, de verres Ă  boire, de cigarettes, bref, touts les trucs susceptible de plomber ce budget. Attention, je ne te dis pas de vivre comme une nonne mais de rĂ©flĂ©chir Ă  deux fois avant de commander une deuxiĂšme coupe de champagne. En ce qui me concerne, mon avantage (en plus ne ne pas fumer) c'est de ne pas possĂ©der de maison/appartement (avec les frais que ça engendre) et de ne pas avoir de voiture (un vrai gouffre financier). Aussi, si le coeur t'en dit, tu peux tenter la mĂ©thode rĂ©gressive dite : tirelire , qui t'incite Ă  dĂ©poser un montant dĂ©fini auquel tu te promets ("croix de bois, croix de fer, si tu mens tu vas en enfer") de ne pas toucher. Mais oui, TU ES CAPABLE, je te fais entiĂšrement confiance. 


→ Avoue, quand t'Ă©tais expat, t'Ă©tais plein aux as

DĂ©solĂ© si je m'apprĂȘte Ă  casser un mythe mais NON, je ne vivais pas dans une villa surplombant les hauteurs de San Francisco, MontrĂ©al et Toronto. Je gagnais bien ma vie c'est vrai, mais comme tout le monde j'avais des dĂ©penses "reloues" et mes loyers Ă©taient Ă  la hauteur de mes salaires, donc pas donnĂ©s. D'ailleurs, mon annĂ©e et demie en Californie n'avait rien Ă  voir avec une tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ©. Je ne passais pas mes journĂ©es Ă  surfer en attendant le coucher de soleil (note, j'aurais adorĂ©) mais plutĂŽt Ă  bosser, et parfois comme une dĂ©ratĂ©e : Ça te dit quelque chose des semaines Ă  50h sans jours de congĂ© et avec deux semaines de vacances par an ? Et bien ce n'est pas une lĂ©gende, c'est bien souvent la norme amĂ©ricaine. The American Dream a son prix. Ceci ne m'a pas empĂȘchĂ©e de kiffer ma vie lĂ -bas et d'en profiter un maximum. Tout comme au Canada (avec un contexte plus dĂ©tendu vu que j'Ă©tais dans l'enseignement). Alors oui, j'ai Ă©normĂ©ment voyagĂ©. A outrance. J'ai pris des bus Ă  40$ l'aller-retour en me tapant 12h de route de nuit pour voir des endroits pas mal cool. Jai toujours bougĂ© de façon Ă©conome et au final, ce qui me coĂ»tait le plus cher, c'Ă©tait le billet d'avion pour rentrer en France une fois par an. Etre expatriĂ©/immigrĂ© a son prix aussi.


Bref, voyager c'est un mode de vie... une question de priorités. A toi de t'y retrouver à ta façon.

Sur les chapeaux de roue

mardi, octobre 17, 2017


C'est Ă  peu prĂšs comme ça que j'ai vĂ©cu ma rentrĂ©e. 

Je ne peux pas dire que c'est pas bien, au contraire. J'ai besoin que ma vie soit pimentĂ©e, je ne veux surtout pas tomber dans le plan-plan, parce que vraiment, je suis une routinophobique. Et je ne pense pas ĂȘtre la seule Ă  l'ĂȘtre. C'est un ressenti liĂ© Ă  notre gĂ©nĂ©ration je crois. Cette envie d'ailleurs, de changements. Parfois on essaie de nous faire croire que ce n'est pas normal, on veut nous culpabiliser comme si on ne comprenait rien Ă  la vie alors que justement la vie est faite pour ĂȘtre bousculĂ©e. Et Ă  gros coup de pieds aux fesses. 

On a le droit d'espĂ©rer plus mĂȘme si d'accord, on recherche tous la sĂ©rĂ©nitĂ©. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas ou plus prendre de risques, qu'il ne faut pas s'autoriser un dĂ©tour, un dĂ©raillement, tout est une question d'Ă©quilibre (le Yin et Yang) (ne ris pas, c'est vrai !), tout est une question de confiance en soi. Je sais, on n'en revient toujours au mĂȘme. D'accord, d'accord.


La rentrée donc...déjà, tu as devant toi la nouvelle animatrice du Conseil Municipal des Jeunes de la ville de Reims. Je te rassure, ça n'a rien à voir avec la police, j'accompagne les jeunes dans leurs projets et je veille à ce qu'ils ne s'éparpillent pas trop. Ils ont un tas d'idées et parfois ils ont du mal à canaliser et à organiser tout ça. La jeunesse quoi.
Bon, vu que ce n'est pas un temps plein, je continue le périsco le soir (devoir + activité) et le centre de loisir pendant les vacances scolaires.

Mais la grosse nouveauté, accroche-toi bien, c'est ma demande de statut d'auto-entrepreneuse !
J'ai l'impression d'ĂȘtre une adulte quand je dis ça, mais oui au fait, j'en suis une. J'ai reçu tout un tas de papiers que je n'ai pas encore osĂ© ouvrir mais c'est dĂ©jĂ  rangĂ© dans la bonne pochette. Je me suis lancĂ© car rĂ©cemment, une personne qui me fait confiance m'a proposĂ© de l'aider dans la gestion de la communication d'un magazine rĂ©mois que j'aime beaucoup beaucoup (et pour lequel j'ai Ă©crit une fois). Ça Ă©tait une belle surprise parce que je ne m'y attendais pas. Pour ĂȘtre honnĂȘte, je ne pensais pas que ce genre d'opportunitĂ© pouvait m'arriver en France. Comme quoi, on peut ĂȘtre surpris mĂȘme lĂ  ou on ne s'y attend pas.
En gros, ça veut aussi dire que je vais investir dans un joli bureau Ikea et un Imac (d'occas parce que je ne suis pas Crésus) et que je passe beaucoup trop de temps sur pinterest (pour la nouvelle déco de ma chambre).


Sinon, pour garder le cap sur mes bonnes résolutions, je me suis inscrite au yoga début septembre et OUI, je vais aux cours.
CĂŽtĂ© escapades, je tiens un bon rythme, aprĂšs ĂȘtre partie cet Ă©tĂ© 3 jours en Sicile, 1 semaine en GrĂšce et 10 jours en Sardaigne, je suis allĂ©e 1 semaine Ă  Dublin en septembre et 3 jours Ă  Hambourg en octobre #LaMeufQuiSeLaPĂšte. Ce que je ressens quand je voyage c'est un peu difficile Ă  dĂ©crire, je dirais une poussĂ©e d'adrĂ©naline qui stimule mon esprit et ma crĂ©ativitĂ© et ça me paraĂźt compliquĂ© de m'en passer.


Mon mantra de la rentrĂ©e c'est "Keep an open mind" car chaque chose est bonne Ă  prendre. Alors mĂȘme si parfois le contexte n'est pas full excitant ou joyeux et qu'on en est pas toujours lĂ  ou on voudrait ĂȘtre dans la vie, il faut se rappeler que rien n'est foutu.

J'espÚre que votre rentrée a été à la hauteur de ce que vous attendiez et que vous vous endormez heureux et sereins.

Trois ans.

dimanche, juillet 09, 2017


Tote bag© Les Cornichons


En fait, je triche un peu. Ça fera trois ans le jeudi 27 juillet. 

J'avais deux grosses valises (merci les sacs de compression), un back pack et mon chat RomĂ©o sous le bras. Huit ans de vie canadienne, c'est pas rien. C'est un gros bout de vie. Mais dans mon cas, ça ne se chiffrait pas en bagages. 

J'aime bien quand ma copine Kenza dit que le Canada c'est sa happy place. C'est important d'en avoir une, peu importe oĂč et pour combien de temps. La mienne en ce moment elle est Ă  Reims, ma ville natale. Et crois-moi, j'en suis la premiĂšre surprise. Je crois que c'Ă©tait le point de dĂ©part de quelque chose de nouveau mais j'ai mis du temps Ă  le comprendre. Trois ans pour ĂȘtre prĂ©cise.


Année number one


L'annĂ©e du retour a Ă©tĂ© brouillon, je savais que j'avais bien fait de rentrer mais je n'arrivais pas Ă  trouver ma place. J'Ă©tais en France physiquement mais ma tĂȘte, mon coeur Ă©taient toujours lĂ -bas. J'Ă©tais scindĂ©e en deux : Une partie ici et une partie au Canada. En fait, je souffrais de "la maladie de l'impatriĂ©"  et le choc du retour, j'ai dĂ» apprendre Ă  l'accepter pour pourvoir avancer. 
Et j'ai avancé, mais pas toute seule, j'étais entourée de ma famille, de quelques amis de longue date et j'en profite pour l'écrire ici car j'ai l'impression de ne pas leur avoir vraiment dit, de ne pas les avoir remercier suffisamment, ils ont été ma béquille, mon ancrage positif, mon garde-fou.
Alors tranquillement, j'ai baissĂ© les armes, j'ai arrĂȘtĂ© cette guerre que je menais avec moi-mĂȘme, je me suis dit que j'Ă©tais chez moi maintenant, que j'avais plein de choses Ă  vivre, qu'elles seraient diffĂ©rentes mais pas moins bien et que parfois, il ne faut pas trop se poser de questions. 

C'est ainsi que j'ai fait de la place pour la nouveautĂ©. Et c'est Ă  ce moment lĂ , quand j'Ă©tais ouverte au changement, que j'ai rencontrĂ© les filles (devenues amies) avec qui j'allais crĂ©er l'association bĂ©nĂ©vole  SacrĂ©es Blogueuses.


 AnnĂ©e number two


Pendant cette deuxiĂšme annĂ©e, j'entrais dĂ©finitivement dans la phase de transition ce qui veut dire que j'approchais aussi de sa fin. Et ça, c'est toujours positif. Je commençais Ă  y voir plus clair, Ă  reprendre confiance et j'ai compris qu'il fallait que je me challenge un peu pour Ă©viter de m'encroĂ»ter juste parce que ça allait mieux. 
D'abord, j'ai dĂ©missionnĂ© de mon poste de rĂ©ceptionniste d'hĂŽtel parce que mĂȘme si j'avais un salaire fixe tous les mois, le travail ne me correspondait pas. J'y allais Ă  reculons et j'Ă©tais frustrĂ©e Ă  cause des horaires qui mettait un gros frein Ă  ma vie sociale. Et la vie est trop courte et parfois mĂȘme fragile (j'ai une amie trĂšs proche qui a survĂ©cu Ă  un cancer alors crois-moi, aprĂšs ça, tu ne vois plus les choses de la mĂȘme façon) pour qu'on la gaspille Ă  suivre des codes imposĂ©s par la sociĂ©tĂ©. Le monde est plein de possibilitĂ©s et je m'efforce jour aprĂšs jour de vivre en gardant ça dans un coin de ma tĂȘte. Et surtout du coeur. 
C'est Ă  partir de cet instant que j'ai eu le sentiment d'ĂȘtre rentrĂ©e. Pour de bon. J'ai trouvĂ© un poste d'animatrice dans un centre de loisirs, j'ai commencĂ© Ă  m'investir de plus en plus pour les SB. Mon rĂŽle de Community Manager m'a permis d'exprimer mon cotĂ© crĂ©atif, de m'investir pour Reims et d'avoir enfin le sentiment d'en faire parti. Je ne la regardais plus du coin de l'oeil, avec cette distance que j'avais mise intentionnellement. Au contraire. J'ai rĂ©-appris Ă  vivre en France et au fur et Ă  mesure, j'ai changĂ© ma façon de voir les choses. J'Ă©tais effectivement diffĂ©rente, un peu beaucoup canadienne mais Reims allait devoir faire avec.

Celle que j'étais là-bas, je ne veux pas la voir disparaßtre, j'y puise ma force et je lui dois énormément. Je lui dois celle que je suis aujourd'hui : plus confiante, épanouie, et pleine d'envies.


 AnnĂ©e number three


Là ça y est, je tiens le bon bout. J'ai la colocation parfaite. Avec un appart parfait. Dans un quartier parfait. Bien souvent on a peur de dire quand les choses vont bien, comme si il ne fallait pas le dire trop vite et trop fort juste au cas ou.
Mais moi je m'en fous. Cette troisiĂšme annĂ©e, je l'aime parce qu'elle est pleine de bonnes surprises, de rencontres formidables, de nouvelles amitiĂ©s, de nouveaux dĂ©fis, de projets, c'est en quelque sorte l'annĂ©e de la consolidation. D'ailleurs, j'ai fait refaire ma carte d'identitĂ© française. Ça ne reprĂ©sente peut-ĂȘtre pas grand chose Ă  tes yeux mais pour moi c'est tout un symbole. Il faut dire que je ne fais jamais rien par hasard. Mon cĂŽtĂ© un peu trop cĂ©rĂ©bral sĂ»rement. 
Tout ça pour dire que mes deux premiĂšres annĂ©es back in France n'ont pas toujours Ă©tĂ© faciles mais j'ai compris qu'elles faisaient parti de mon cheminement. Il peut ĂȘtre rapide ou pas. Je crois que ça dĂ©pend de toi. Moi en tout cas, j'ai de moins en moins envie de parler de retour. Ce qui est bon signe. Et ça veut dire aussi que c'est le dernier bilan que je fais. Et mĂȘme si je n'affirmerais jamais que je suis rĂ©moise car je suis bien plus que ça, je suis contente d'avoir tenu bon. Je suis contente d'avoir laissĂ© une chance Ă  la ville qui m'a vu naĂźtre.

                                                        
⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
 
Alors voilĂ , le 27 juillet 2014, j'ai quittĂ© un pays, un appartement et un travail (avec un salaire trĂšs trĂšs convenable) (l'argent n'est pas un moteur dans ma vie) que j'aimais Ă©normĂ©ment. J'ai bousculĂ© mes habitudes pour une Ă©niĂšme fois. 
Je ne sais pas si Reims et moi c'est pour toute la vie (comment ils font les gens pour en ĂȘtre sĂ»r ? Ont-ils un super pouvoir ?) et mĂȘme si ça peut sembler Ă©trange cette incertitude,  j'ai dĂ©cidĂ© de ne pas m'en prĂ©occuper et d'accepter de ne pas savoir.

Parce qu'aprĂšs tout, qui vivra verra.

Mes objectifs pour la rentrée

vendredi, juin 30, 2017


Tu vas certainement penser que je suis Ă  la ramasse, je parle de septembre alors qu'on dĂ©bute le mois de juillet. Oui, parfois j'ai tendance Ă  mettre la charrue avant les boeufs. 

Le truc c'est que comme chaque année, je fais mon bilan estival. Et d'ailleurs, je compte bientÎt faire un bilan de mes -presque- 3 ans en France. Bon sang, je crois bien que je suis une fille à bilan. C'est grave docteur ?

Bref.

L'Ă©tĂ© donc. Cette pĂ©riode mi-travail, mi-vacances. Au mois de juillet, je rĂ©itĂšre en tant qu'animatrice au centre de loisirs et ça sera peut-ĂȘtre bien la derniĂšre fois car j'envisage de passer mon BAFD pour ĂȘtre directrice. Je sais que je change d'avis comme de chemise mais lĂ  je suis confiante. J'ai besoin d'Ă©voluer, d'avoir de nouvelles responsabilitĂ©s et c'est aussi pour ça que j'ai acceptĂ© un nouveau dĂ©fi, celui d'animer le conseil municipal des jeunes de ma ville. AprĂšs tout, les jeunes, c'est l'avenir non ?!

L'autre jour au tĂ©lĂ©phone, on m'a demandĂ© ce que je voulais vraiment faire et j'ai eu du mal Ă  y rĂ©pondre. Peut-ĂȘtre parce que je ne m'y attendais pas, ou peut-ĂȘtre parce que je ne l'ai jamais vraiment su. J'ai l'impression d'ĂȘtre en constante Ă©volution et de me dĂ©couvrir toujours et encore. Avec les SacrĂ©es blogueuses, je fais du bon "travail" comme Community Manager mais est-ce-que j'aimerais le faire en dehors du cadre de l'association ? 


Je sens que j'en ai besoin de ce Summer break. J'ai besoin de me retrouver. Loin de Reims. J'ai besoin de me dĂ©connecter, de me remettre Ă  lire, de me concentrer sur ce que je veux, mais sans pression. J'ai besoin de comprendre ou je vais, quel chemin prendre. 

Pour me donner un petit coup de pouce, pour re-dynamiser mon quotidien de façon positive, je me suis fixĂ© quelques objectifs comme refaire mon CV (une bonne fois pour toute), passer moins de temps sur les rĂ©seaux sociaux (souhaite moi bon courage) et puis l'annĂ©e prochaine, j'aimerais m'inscrire Ă  une retraite Yoga/Surf (depuis le temps que j'en rĂȘve), partir plus souvent en week end, retourner en mode road trip aux Etats-Unis...


Je sais qu'il ne faut pas que je laisse la routine s'installer, on ne peut pas mener une vie extraordinaire tous les jours mais on peut la pimenter, on peut y mettre une touche d'originalité, casser les habitudes et dans ce domaine, je m'y connais.

Mon mois d'aoĂ»t se passera au bord de la mer. J'y trouve toujours du rĂ©confort et elle m'apporte la sĂ©rĂ©nitĂ© nĂ©cessaire pour avancer. En tout cas, ça va ĂȘtre de jolies vacances. Et j'ai hĂąte.đŸ’«

Être une femme

jeudi, juin 08, 2017



MĂȘme en 2017, ce n'est pas easy easy. Et on s'est bien mis le doigt dans l'oeil en pensant qu'avec les annĂ©es, ça serait plus simple. 

Y a qu'Ă  voir le matraquage publicitaire avec les vacances d'Ă©tĂ© qui approchent Ă  grand pas. Parce que tu comprends, il faut que tu rentres dans ce maillot de bain taille 36 (si possible) (allez, fais un petit effort quoi). Bah oui, faut pas dĂ©conner, c'est quand mĂȘme un des critĂšres pour ĂȘtre miss : Miss-sois-belle-et-ne-parle-pas-trop, un concours qui fait bien mal Ă  mon fĂ©minisme. Et qui bordel, devrait faire mal Ă  toutes les femmes.

Selon une Ă©tude non menĂ©e, aprĂšs 35 ans , ton horloge biologique te tient sois-disant Ă  la gorge, cette sentence s’applique surtout aux femmes car cette pression du bĂ©bĂ©, elle pĂšse plus sur nous que  sur les mecs. 

Quand mes amis m'annoncent l'arrivĂ©e d'un enfant, Ă©videmment je me rĂ©jouis pour eux mais pendant une seconde, une petite seconde, j'ai ce pincement au coeur et je me dis alors que peut-ĂȘtre, ça ne m'arrivera jamais. 

- Non mais tu vas trouver.

Ah, les gens cherchent toujours Ă  te rassurer en te prouvant par a + b qu'une fille comme toi (souriante, dynamique, positive) (ils sont gentils les gens) finira forcĂ©ment par trouver quelqu'un de chouette. Je sais bien que ça part d'une bonne intention, sauf que toi tu sais que c'est de la poudre de perlimpinpin (expression de nouveau Ă  la mode paraĂźt-il) parce que tu en as des amies, des meufs en or qui Ă  40 ans et plus n'ont pas trouvĂ© la perle un peu trop rare et qui doucement font le deuil d'une vie Ă  deux et sur leur envie d'avoir un enfant. 
Et dans une société qui veut absolument te convaincre que le vrai épanouissement de la femme passe par l'accouchement et le placenta, et bien elle en condamne un millier qui se sentent lésées et qui se mettent à penser qu'elles sont passées à cÎté de quelque chose ou pire, qu'elles ont raté leur vie.
Certaines finissent mĂȘme par se remettre en question, par culpabiliser en se disant que peut-ĂȘtre, elles auraient dĂ» lui laisser une chance Ă  ce type-lĂ , alors qu'au fond, on sait que c'est la pression des autres qui les poussent Ă  ce raisonnement hypocrite. Parce que non, revenir sur des histoires ratĂ©es, des amours rĂ©volus, ou se jeter sur le premier venu n'est pas la meilleure des idĂ©es. Un enfant oui, mais pas Ă  tout prix.


Je crois qu'ĂȘtre une femme, ça se rapproche Ă  de l'hĂ©roĂŻsme. On doit supporter tout un tas de remarques sexistes en feignant parfois de ne pas les avoir entendues, on doit prouver 10 fois plus qu'un homme qu'on mĂ©rite ce travail et le salaire qui va avec parce que c'est comme ça et puis c'est tout.
On doit s'Ă©piler car mĂȘme si on te dit qu'on t'aime au naturel, les poils aux jambes c'est un peu mimi cracra et c'est tellement important d'ĂȘtre au top en toutes circonstances. Et au fond, il n y a pas de mal  Ă  ça, tant que l'on ne s'y brĂ»le pas les ailes, tant que l'on fait les choses pour soi, tant que l'on essaie pas d'agir comme un homme, tant que l'on reste soi-mĂȘme.


C'est juste qu'ĂȘtre une femme ça te demande du courage, de ne pas baisser les bras, de continuer de te battre contre des expressions Ă  la con mais c'est pas grave, ça en vaut la peine parce que c'est avec cette dĂ©termination qu'on a obtenu le droit de vote. Et c'est pas fini. Parce qu'on veut l'Ă©galitĂ©, et qu'on arrĂȘte de nous enseigner sur les bancs de l'Ă©cole que c'est le masculin qui l'emporte.

On n'est pas en guerre, on veut simplement ĂȘtre traitĂ© de la mĂȘme maniĂšre. Ni plus, ni moins.

L'amoureuse du mois de mai

dimanche, mai 14, 2017


Je ne sais pas toi (enfin si, j'crois savoir) mais moi j'aime beaucoup le mois de mai. Alors c'est vrai, le temps est un peu bizarre, je dirais mĂȘme Ă  la limite de la schizophrĂ©nie, mais peu importe, du moment qu'on arrive Ă  prendre un petit coup de soleil ( un coup d'amour, un coup d'je t'aime ça serait bien aussi) du genre qui ne nĂ©cessite pas de biafine.

Je fais ce qu'il me plaĂźt.

dimanche, mai 07, 2017


Calendrier réalisé par Christine Sejean

Ce n'est pas de l'arrogance quand je dis ça, c'est juste la vĂ©ritĂ©. C'est d'ailleurs un truc que Mutti aime me rĂ©pĂ©ter, comme si j'Ă©tais une enfant trop gĂątĂ©e. Alors d'accord, une de ces affirmations est peut-ĂȘtre vraie, je te laisse deviner laquelle.

On a qu'une vie. Et je ne le dis pas pour faire beau, je le dis parce que c'est comme ça que je la vis ma vie. En gardant en tĂȘte que le moment prĂ©sent est prĂ©cieux, on ne sait pas de quoi demain sera fait, on ne sait rien du tout en fait, alors oui, j'ai toujours fait ce qu'il me plaĂźt et je vais continuer... et j'ai envie de plein de choses, ça tombe bien.


Au fait...

 Bilan de mon mois sans alcool 


Dans l'article précédent, je te partageais mon idée folle de ce mois sans alcool. Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, oui j' ai craqué...un peu. Au bout de deux semaines.

Bon pour commencer, je ne suis pas quelqu'un qui consomme Ă©normĂ©ment et ne rien boire pendant 2 semaines n'a pas Ă©tĂ© difficile. Si je n'ai pas respectĂ© mon objectif, ce n'est pas Ă  cause d'une pression sociale Ă©ventuelle, non, c'est tout simplement parce que j'apprĂ©cie boire un verre de temps en temps. 

Pendant ce mois, j'ai donc consommé :

✽ 1 biĂšre aux rĂ©sultats des Ă©lections du premier tour (normal) (y avait besoin)
✽ 1 verre de champagne lors d'un instameet aprĂšs la visite du centre d'entraĂźnement du Stade de Reims  (je suis polie hein)
✽ 1 verre de champagne Ă  un Ă©vĂšnement Ă  Lanson ( rien Ă  ajouter, tout est dans l'Ă©noncĂ©)
✽ 1 verre de rouge chez Mutti autour d'une raclette ( allo quoi)
✽ 1 biĂšre pour fĂȘter le retour d'une copine (la base)
✽ 1 coupe de champ et un verre de vin parce que c'Ă©tait vendredi soir (oui, c'est une bonne raison)

En tout, j'ai donc consommé 6 fois de l'alcool mais en petite quantité et de maniÚre espacée. Alors, est-ce-que je suis une looseuse ? Pas du tout.

⭐⭐⭐

Jeudi 4 mai est un jour Ă  marquer dans l'histoire. Mon histoire en tout cas. Je faisais parti des invitĂ©s sur le plateau de la matinale de France 3 Champagne-Ardenne pour parler un peu de mon association Les SacrĂ©es Blogueuses. J'ai eu un tout petit peu le trac parce que c'Ă©tait du direct et qu'elle a un peu modifiĂ© ses questions mais je m'en suis bien sortie. 
C'était une chouette expérience que je réitérais avec plaisir ! Donc Yann, si tu m'écoutes... au pire je peux pousser la chansonnette avec Martin !

☞ Alors pour me voir et m'entendre, c'est par ici : 9h50 Le Matin

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